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UK Games Expo 2026 : Les 10 jeux qui ont buzzé

🔥 UK Games Expo 2026 : 10 jeux font déjà parler d’eux, du cosy Smallfolk au temple pivotant d’Ice and Idols. Notre sélection Gus&Co.


UK Games Expo 2026 : Les 10 jeux qui ont mis le feu aux tables cette année

UK Games Expo logo

L’essentiel en 3 points :

  • La UK Games Expo confirme trois tendances fortes : cozy malin, duels nerveux et plateaux qui bougent vraiment.
  • Les dix jeux cités relèvent du buzz de terrain : démos, previews, crowdfunding, retours des allées, pas d’un palmarès officiel.
  • Les disponibilités varient beaucoup : certains jeux sont déjà en boutique, d’autres en late pledge, précommande ou encore au stade de démo.

On pensait passer devant la table. Erreur. Vingt minutes plus tard, on avait un temple qui tourne, des oiseaux impossibles à nourrir et une wishlist en feu.

Le UK Games Expo a eu lieu ce week-end au NEC de Birmingham. Entre les grosses machines éditoriales et les petites tables où l’on s’assoit “juste pour voir”, dix jeux reviennent déjà dans les conversations. Pas forcément les plus primés. Pas toujours les plus vendus. Mais ceux qui donnent envie de tendre l’oreille.

Au UK Games Expo de Birmingham, le Essen ou FIJ britannique, il y a toujours deux salons ludiques qui se superposent. Le premier, c’est celui des grands stands, des logos énormes, des licences qu’on repère à cinquante mètres. Le second, plus drôle à suivre, se passe à hauteur de table. On s’assoit pour une démo rapide, une vraie fausse pause entre deux halls, et l’on ressort vingt minutes plus tard avec cette phrase dangereuse : “attends, celui-là, il faut qu’on en reparle”.

L’édition 2026 et ses 87 000 visiteurs et visiteuses en 2026, celle du vingtième anniversaire, confirme quelque chose que l’on sent depuis quelques années : le buzz ludique ne se fabrique plus seulement avec une annonce tonitruante ou une boîte géante en vitrine. Il naît aussi d’un plateau qui pivote sous les mains, d’un proto qui attire trois curieux puis dix, d’un duel qui dure dix minutes mais reste coincé dans la tête pendant le trajet jusqu’au prochain hall.

Cette sélection est donc une photographie de terrain. Pas un palmarès officiel UK Games Expo, pas une médaille distribuée par les orga, pas un classement gravé dans le bois de meeple. Juste dix jeux qui cumulent plusieurs signaux intéressants : présence au salon, démos, campagnes participatives déjà solides ou à venir, reco de la commu, et surtout cette petite vibe autour des tables. Celle qu’on ne mesure jamais très bien, mais qu’on reconnaît tout de suite.

Le palmarès officiel

Avant de parler de buzz et de liste perso, parlons des jeux qui ont retenus l’attention du jury et du public.

Les UKGE Judges’ Choice Awards 2026 ont été dévoilés le 12 mai 2026, et les People’s Choice Awards votés par le public ont été annoncés le dimanche 31 mai à 15h sur la scène principale du Hall 2.

Parmi les lauréats des Judges’ Choice 2026 : Ink (FinalScore Games, meilleur jeu abstrait), Star Wars: La Bataille de Hoth (Days of Wonder, meilleur jeu « American Style »), Luthier (Paverson Games, meilleur jeu « Euro »), Epochs: Course of Cultures (Ice Makes, meilleur jeu stratégique), Crits & Tricks (Inside Up Games, meilleur jeu de dés), Pondscape (Pink Troubadour, meilleur jeu de cartes stratégique), Vantage (Stonemaier, meilleur jeu d’aventure/narratif/legacy), Sanibel (Avalon Hill, meilleur jeu familial) et Distilled: Cocktails (Paverson Games, meilleure extension).

À noter qu’aucun des 10 jeux de notre liste ne figure parmi les lauréats officiels. Ils relèvent plutôt du « buzz de terrain » et non du palmarès. Allez, c’est parti.

Notre sélection des 10 jeux qui ont buzzé sur le salon

Smallfolk – Roc Nest Games

Smallfolk coche d’emblée la case du jeu qu’on remarque avant même de savoir ce qu’il fait. Tableau builder d’aventure, folklore grec, japonais, arabe et celtique, DA douce comme un dimanche pluvieux avec thé trop chaud : oui, la promesse “cozy” fonctionne. Mais ce serait dommage de le ranger trop vite dans la catégorie des jolis trucs qui ne feraient pas de mal à une mouche.

Derrière les cartes et les héros façon tarot, il y a de la construction de moteur, du timing, des symboles à faire cohabiter et cette idée très simple mais efficace : pour scorer, vos cartes doivent être… heureuses. Mais oui. Autrement dit, elles veulent voir certains éléments autour d’elles. On a connu des colocations moins exigeantes. Présenté comme New to Try au salon et déjà soutenu par plus de deux mille contributeurs sur Kickstarter, Smallfolk a ce parfum de projet indé qui sait exactement à qui il parle : aux joueurs et joueuses qui veulent du charme et du chatoyant, oui, mais avec des crocs.


Questiny – Questiny Games

Questiny, lui, arrive avec une promesse qui réveille immédiatement les anciens souvenirs de donjons en carton, de portes grinçantes et de figurines qu’on déplace en espérant que rien ne bascule. Le jeu se présente comme une lettre d’amour aux dungeon crawlers des années 80, sans maître du donjon, coopératif, jouable en solo, et pensé pour être appris vite.

Le détail qui change tout sur un salon ? La table bouge. Le labyrinthe pivote. Les haches se balancent réellement. Il y a là un plaisir presque enfantin, très tangible, dans le fait de voir le piège faire son travail au lieu de simplement lire “subissez 2 dégâts” sur une carte. Questiny reste la pépite la moins avancée commercialement de cette sélection : campagne Kickstarter annoncée après le salon, démos courtes, prototype très surveillé. Et c’est justement pour cela qu’il attire. On a envie de voir si la nostalgie tient une fois les haches lancées.


Oakspire – Lucky Duck Games

Oakspire est le genre de jeu qui pourrait faire croire qu’il suffit d’aimer les animaux mignons pour être servi. Des architectes forestiers, une communauté dans la canopée, du bois récupéré, des bâtiments durables, des petits habitants qui donnent envie de leur tricoter des pulls. Et puis, rapidement, on comprend que la forêt ne pardonne pas les mauvais plannings.

Le moteur repose sur une boucle collecte, transformation, construction, optimisation. Les cartes servent, se recyclent, se raffinent. On bâtit, mais pas n’importe comment. Le jeu n’était pas vendu directement à UK Games Expo 2026 : il était visible, jouable, et accessible via late pledge. Nuance importante, parce que le buzz ici n’est pas celui de l’achat impulsif dans une allée. C’est celui d’un projet déjà validé par sa campagne et qui vient convaincre les hésitants en chair et en bois. Pour nous, joueuses et joueuses francophones, son potentiel de localisation et son parfum post-Everdell / Flamecraft en font clairement un titre à surveiller.


D.O.T – Unfringed

D.O.T tient dans un petit format, mais il a ce défaut délicieux des micro-jeux abstraits réussis : on se dit que cela va être poli, minimal, presque zen. Puis l’adversaire pose une carte, les conditions de score changent, et l’on se surprend à le regarder comme s’il venait de cacher une bombe sous la table.

Le principe tourne autour de pools personnels et partagés, de couleurs, de différences à calculer, et d’objectifs mouvants. Il faut parfois maximiser l’écart, parfois le réduire. En dix minutes, le jeu installe un vrai duel mental. Pas un duel de grandes déclarations. Plutôt un duel de sourcils levés, de petites probabilités sales, de “je sais que tu sais que je pense que…”. C’est sec, intelligent, un peu vicieux. Très bon signal de salon.


Ice and Idols – Inside Up Games

Sur le papier, Ice and Idols pourrait passer pour un pick-up and deliver de plus : récupérer des idoles, les transporter, les déposer au bon endroit, optimiser ses déplacements. Sauf que le temple tourne. Littéralement. Et sur un salon, une mécanique qui se voit à trois mètres gagne déjà la moitié de sa démo.

Le plateau tridimensionnel reconfigure les chemins, bloque des routes, en ouvre d’autres, transforme une livraison propre en détour gelé. On peut sécuriser des idoles pour débloquer des pouvoirs, pousser la recherche, choisir entre efficacité immédiate et points de fin de partie. Mais le vrai héros, ici, c’est la physicalité. Le jeu rappelle un truc tout bête : le jeu de société n’a pas besoin d’imiter le jeu vidéo quand il peut faire pivoter la table sous nos paluches.

👉 Le jeu chez Philibert


Trouble on the Tempus – Minor Disaster Games

Trouble on the Tempus a un pitch qui se comprend en une poigneé de mots : un vaisseau expérimental part en morceaux, l’équipage panique, puis le temps rembobine. On garde les souvenirs. On recommence. Et l’on essaie de mourir moins bêtement que la fois précédente. Honnêtement, pour un coop de crise, c’est une base en or.

Le jeu vient d’un petit studio britannique, avec une trajectoire très salon : montré, financé, puis revenu à UK Games Expo avec la boîte qui passe enfin du prototype à la vente. Mécaniquement, le sel vient du fait que l’échec n’est pas juste une punition. Il devient information. Les catastrophes reviennent dans le même ordre, les joueurs apprennent l’avenir, puis tentent de le devancer. Sauf que les paradoxes s’accumulent, évidemment. Parce qu’un voyage temporel sans problème administratif cosmique, ce serait trop facile, non ?


Flamecraft Duals – Cardboard Alchemy

C’est Flamecraft Duals, pas Duels. Le titre officiel a ce petit jeu de mots anglais sur dual, le face-à-face. Et ce face-à-face arrive avec un avantage énorme : Flamecraft est déjà un univers apprécié, reconnaissable, vendu massivement, peuplé de dragons artisans qui ont compris bien avant nous le pouvoir marketing du mignon.

Cette version condense l’esprit de la gamme dans un pattern-building pour deux, rapide, portable, très lisible. On place des dragons, on déclenche des effets, on cherche les bons motifs, on marque. La campagne Kickstarter a dépassé le million de dollars, ce qui aide forcément à remplir une table de curieux. Mais ce qui explique surtout le buzz, c’est la clarté de la proposition : si vous kiffez Flamecraft et que vous jouez souvent à deux, vous voulez au moins essayer. Même juste pour vérifier que les dragons n’ont pas perdu leur mojo.

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Fetching Feathers – Unfringed / Paon en français

Fetching Feathers a le bon goût de ne pas hurler. Il arrive avec des oiseaux élégants, des habitats, des saisons qui changent, et il laisse les joueureuses découvrir que tout cela est beaucoup plus méchant qu’une volière décorative. En français, son équivalent localisé circule sous le titre Paon, ce qui a le mérite d’être clair : ici, on parle de plumes, mais surtout de placement sous pression.

Le jeu mélange draft, placement et adaptation saisonnière. Les habitats se retournent, les nourritures disponibles basculent, les oiseaux qui semblaient parfaitement installés deviennent soudain plus compliqués à loger. C’est le genre de casse-tête qui fait sourire au premier tour, puis froncer les sourcils au second. Et au troisième, plus personne ne plaisante sur les oiseaux.

👉 Le jeu chez Philibert

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Gachapon Trick – Playte

Gachapon Trick part d’un genre adoré par les joueuses et joueurs qui aiment compter les cartes sans avoir l’air de compter : le jeu de plis. Puis il y ajoute une idée suffisamment tordue pour réveiller la table. On ne suit pas forcément la couleur d’entame. On peut suivre une couleur déjà jouée dans le pli. Petite phrase, gros effet.

À cela s’ajoute une couche de collection de jouets rétro façon machines gachapon. On gagne un pli, on achète, on tente parfois un tirage plus risqué, on construit des séries. Ce n’est pas une nouveauté mondiale tombée du ciel en 2026, mais sa présence multilingue et sa mise en avant à UKGE lui donnent un vrai moment de visibilité. Pour les amateurs de plis modernes, c’est exactement le genre de variante qui se teste en disant “allez, une petite”, puis qui finit en débat de règles préféré de la soirée.

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Muster: Raise the Banners – Play Monkey Games

Le pitch de Muster: Raise the Banners ne demande pas trois paragraphes : deux joueureuses, cinq châteaux, des forces à engager, des cartes arc-en-ciel pour retourner la situation, et une durée qui appelle dangereusement la revanche.

Muster appartient à cette famille merveilleuse des jeux que l’on explique vite mais que l’on ne range pas tout de suite. Il ne cherche pas à impressionner par le volume de matériel. Il vise le réflexe inverse : poser, résoudre, râler, recommencer. Dans un salon saturé de nouveautés, c’est un super pouvoir. Parce qu’un jeu que l’on peut enchaîner trois fois pendant que d’autres finissent leur mise en place, forcément, finit par faire parler de lui.

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Ce que raconte ce top 10

Premier signal : le cozy n’est plus synonyme de… mou. Smallfolk, Oakspire, Flamecraft Duals et Fetching Feathers / Paon savent mettre une ambiance gentillette à la table, mais derrière les animaux, les dragons et les aquarelles, on trouve de l’optimisation, du timing, des choix serrés. Le doudou a des règles. Et parfois des griffes.

Deuxième signal : le plateau redevient un objet de spectacle. Ice and Idols et Questiny ne se contentent pas d’illustrer un lieu. Ils le font bouger. Ils rappellent que le carton, le plastique et les tuiles peuvent produire un vrai effet waouh, sans écran, sans appli, sans cinématique. Juste les mains des joueurs et joueuses et une petite seconde de panique quand le chemin prévu n’existe plus.

Troisième signal : le duel court continue de monter. D.O.T, Flamecraft Duals, Muster et même la tension très directe de Gachapon Trick montrent que le format deux joueurs n’est plus un pis-aller de semaine. Il devient un laboratoire : moins de matériel, plus de lecture, plus de tension concentrée.

Enfin, les indés ne sont pas là pour décorer les allées. Roc Nest, Unfringed, Questiny Games, Minor Disaster Games, Play Monkey Games : ces noms rappellent qu’un salon comme UK Games Expo sert autant à confirmer des grosses attentes qu’à fabriquer de nouvelles envies, parfois indé. C’est toute la beauté de la scène ludique. Même un éditeur indé, peu / pas connu parvient à générer du buzz. C’est beau.

Les 10 jeux en un coup d’œil

JeuÉditeurJoueurs et joueusesPourquoi ça buzz
SmallfolkRoc Nest Games1-4Tableau building cozy, folklore, synergies de cartes
QuestinyQuestiny Games1-4Dungeon crawler coop sans MJ, labyrinthe 3D, pièges physiques
OakspireLucky Duck Games1-5Construction forestière, ressources, cartes multi-usages
D.O.TUnfringed2Duel abstrait, pools cachés, scoring mouvant
Ice and IdolsInside Up Games2-4Pick-up and deliver avec temple rotatif
Trouble on the TempusMinor Disaster Games1-5Coopératif de crise, boucle temporelle, paradoxes
Flamecraft DualsCardboard Alchemy1-2Pattern-building compact dans l’univers Flamecraft
Fetching Feathers / PaonUnfringed / Oka Luda2-4Draft, oiseaux, saisons, habitats qui basculent
Gachapon TrickPlayte2-4Jeu de plis moderne, collection de jouets, suivi assoupli
Muster: Raise the BannersPlay Monkey Games2Lane battler rapide, cinq châteaux, revanches immédiates

Conclusion

S’il fallait résumer UKGE 2026 en une image, ce serait peut-être celle-ci : une foule qui passe devant les gros stands, puis ralentit brusquement devant une petite table parce que quelque chose vient de tourner, de basculer, de scorer ou de partir complètement en vrille.

Smallfolk, Questiny, Oakspire, D.O.T, Ice and Idols, Trouble on the Tempus, Flamecraft Duals, Paon, Gachapon Trick et Muster: Raise the Banners ne jouent pas dans la même catégorie. Certains sont déjà dispo, d’autres attendent une livraison, un late pledge, une campagne ou une vraie distrib / localisation. Mais tous partagent un point commun : ils donnent envie de s’asseoir. Et dans un salon, c’est déjà beaucoup.

Le buzz, au fond, ce n’est pas le jeu dont tout le monde parle le plus. C’est celui dont quelqu’un reparle encore dans le train du retour. Avec un sac trop lourd. Et une wishlist qui, bizarrement, a pris plus de place que les fringues.


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