Long Shot : Miser sur un cheval ne suffit pas, il faut le pousser à gagner
Miser sur un cheval ne suffit pas, il faut aussi le pousser vers la victoire. Notre avis complet sur Long Shot, la pépite hippique 2026.
Article écrit par :
Julie
Long Shot : les paris hippiques comme vous ne les avez jamais joués
Avertissement : Dans un souci de transparence envers notre communauté, nous tenons à préciser que cet article reflète notre opinion personnelle sur le jeu. Nous n’avons reçu aucune contrepartie de la part de l’éditeur du jeu. Nous avons acquis et testé le jeu de façon indépendante, sans lien commercial avec son éditeur. Les avis présentés ici représentent notre analyse honnête et impartiale du jeu, basée sur notre propre expérience.
L’essentiel en 3 points
- Un excellent mélange de jeu de course, de paris, de prise de risque et d’influence sur la partie.
- Chaque lancer de dés fait avancer la course… mais tout le monde agit ensuite pour la modifier.
- Un jeu riche, malin et extrêmement satisfaisant, où l’on a constamment des choix à faire.
Un cheval dernier peut finir premier, votre favori peut s’effondrer en deux tours, et vous serez parfois le premier responsable de cette catastrophe.
Un cheval dernier peut finir premier, votre favori peut s’effondrer en deux tours, et vous serez parfois le premier responsable de cette catastrophe. Bienvenue dans Long Shot.
Je pensais retrouver un énième jeu de paris hippiques.
Vous savez, ceux où l’on mise au début, on regarde les chevaux courir… et on espère que la chance fasse le reste.
Eh bien pas du tout.
Long Shot est probablement l’un des jeux de courses de chevaux les plus malins auxquels j’ai joué depuis longtemps.
Parce qu’ici, on ne regarde jamais la course. On la construit. On la manipule. On la sabote. On aide parfois volontairement les chevaux des autres, simplement parce que cela sert notre propre stratégie.
Et c’est précisément ce qui rend chaque partie aussi passionnante.

Le matériel et l’univers
Premier constat en ouvrant la boîte : tout respire les courses hippiques.
L’hippodrome occupe le centre de la table, les huit chevaux sont immédiatement reconnaissables, chacun possède sa propre personnalité grâce à une capacité spéciale, et les feuilles effaçables permettent à chaque joueur de suivre ses paris, son argent, ses bonus et ses différents investissements.
J’aime beaucoup la direction artistique.
Elle ne cherche pas le réalisme. Au contraire, elle assume un style presque cartoon qui fonctionne parfaitement. Les illustrations sont pleines de vie, chaque cheval a sa propre identité, les petits personnages qui décorent les règles apportent beaucoup d’humour, et l’ensemble est très agréable à regarder.
Le matériel est également très pratique et peu encombrant.
Les feuilles sont bien pensées, les marqueurs effaçables fonctionnent parfaitement, les informations importantes restent toujours visibles et, dès la première manche, tout devient extrêmement fluide.
On sent que l’ergonomie a été travaillée.
Et ça fait plaisir.

Comment joue-t-on ?
L’objectif est simple : être le joueur le plus riche à la fin de la course.
Mais pour y parvenir, plusieurs voies s’offrent à vous.
À chaque manche, le joueur actif lance les deux dés.
Le premier désigne quel cheval avance.
Le second indique de combien de cases.
Puis vient la partie vraiment intéressante.
Tous les joueurs effectuent ensuite une action. Ils peuvent :
- acheter un cheval ;
- placer un pari ;
- investir dans une concession ;
- récupérer un casque ou un jersey pour améliorer leurs gains ;
- utiliser différents bonus ;
- influencer directement la course.
Et c’est là que Long Shot devient brillant.
Chaque cheval possède une capacité spéciale différente. Certains avancent plus facilement, d’autres déplacent leurs concurrents, d’autres encore permettent de miser gratuitement ou de gagner de l’argent supplémentaire.
Petit à petit, chacun construit donc sa propre stratégie.
Est-ce que j’investis dans un cheval déjà en tête ? Ou est-ce que j’achète celui qui est complètement à la traîne, en espérant réussir à le faire remonter ?
Est-ce que je mise beaucoup sur un seul cheval ? Ou est-ce que je répartis mes paris pour limiter les risques ?
À chaque tour, ces questions reviennent. Et il est très rare d’avoir une évidence.
C’est exactement le genre de décisions que j’adore dans un jeu.

Ce que ça donne autour de la table
C’est exactement le genre de jeu où tout le monde regarde le plateau… même quand ce n’est pas son tour.
À peine les dés sont-ils lancés que chacun commence déjà à recalculer ses chances. « S’il avance encore de deux cases, je touche le jackpot. » « Non, surtout pas, il faut absolument que le 6 remonte ! »
Puis arrive l’action de chaque joueur. Et là, tout peut basculer.
On achète un cheval que personne ne regardait. On ajoute un pari de dernière minute. On fait reculer le favori. On donne un petit coup de pouce à un outsider. Une décision qui paraît anodine finit parfois par faire gagner… ou perdre… plusieurs dizaines de dollars à toute la table.
J’ai adoré cette sensation.
Contrairement à beaucoup de jeux de paris, on ne subit jamais la course : on en devient acteur du début à la fin.
Ce qui m’a également beaucoup plu, c’est qu’il n’existe jamais de stratégie évidente.
Au début d’une partie, on est tenté de miser sur les chevaux qui prennent rapidement la tête. Puis on découvre qu’acheter un cheval moins bien placé peut finalement rapporter énormément, si l’on parvient à influencer suffisamment la course.
À chaque tour, on hésite constamment entre plusieurs actions.
Est-ce que je sécurise mes gains ? Est-ce que je prends un risque ? Est-ce que je dépense mon argent maintenant, ou est-ce que j’attends un meilleur moment ?
Cette succession permanente de petits dilemmes rend les parties extrêmement vivantes.
J’aime aussi énormément le système des capacités des chevaux. Chacun a sa propre personnalité et ses propres pouvoirs, ce qui donne envie de changer régulièrement de stratégie et évite que les parties se ressemblent.
Et pourtant… malgré toutes ces possibilités, Long Shot reste étonnamment fluide. Après un ou deux tours, tout devient naturel.
Les actions s’enchaînent rapidement, les temps morts sont quasiment inexistants, et les joueurs restent impliqués du début jusqu’au passage du troisième cheval sur la ligne d’arrivée.
C’est un vrai point fort.

Originalité et comparaison
Les jeux de courses existent depuis longtemps. Les jeux de paris aussi.
Long Shot mélange les deux… mais surtout, il y ajoute quelque chose que l’on retrouve assez rarement : le sentiment d’avoir constamment un impact sur la course.
On pourrait croire à un simple jeu où l’on regarde des chevaux avancer au hasard des dés.
En réalité, le lancer de dés n’est que le point de départ. Le véritable jeu commence juste après.
Chaque action des joueurs modifie les probabilités, crée des opportunités, change les rapports de force et oblige tout le monde à revoir ses plans.
C’est ce qui fait toute la différence.
J’ai également apprécié la richesse des possibilités. Il y a beaucoup de choses à faire, sans que cela devienne lourd ou compliqué.
Les différents axes de score permettent d’adapter sa stratégie en permanence. On peut gagner grâce à ses paris, grâce aux chevaux que l’on possède, grâce aux bonus, grâce aux concessions, ou en combinant intelligemment un peu de tout.
Finalement, Long Shot me fait penser à ces jeux qui paraissent accessibles au premier regard, mais qui révèlent une vraie profondeur au fil des parties.
Plus on joue, plus on découvre de nouvelles façons d’optimiser ses tours. Et ça, c’est souvent le signe d’un très bon jeu.
De mon côté, c’est une excellente surprise. Je pensais découvrir un jeu de paris sympathique. J’ai finalement trouvé un jeu de course interactif, tendu, malin et surtout terriblement addictif.
Une fois la première partie terminée, on n’a qu’une envie : remettre les chevaux dans les stalles et relancer une nouvelle course.

Long Shot, verdict Gus&Co
Long Shot a été une excellente surprise.
Je pensais découvrir un jeu de paris sympathique, où l’on mise sur un cheval avant de regarder la course en croisant les doigts.
En réalité, j’ai découvert un jeu bien plus riche.
Ici, on ne se contente pas d’observer les chevaux galoper : on influence constamment la course. Chaque décision compte, chaque achat peut bouleverser le classement et chaque lancer de dés fait naître de nouveaux dilemmes.
J’ai particulièrement aimé le fait qu’il n’existe jamais une stratégie unique. On peut investir dans un cheval, multiplier les paris, acheter des concessions, miser sur les bonus, ou tout combiner. À chaque partie, j’ai eu l’impression de raconter une histoire différente.
Et puis il y a cette tension permanente. Jusqu’au dernier tour, rien n’est jamais joué. Un cheval à la traîne peut soudain revenir dans la course grâce aux actions des joueurs, tandis que le grand favori peut voir tous ses paris s’effondrer en quelques instants.
C’est exactement ce que j’attends d’un jeu de courses.
De l’incertitude. Des rebondissements. Et surtout, beaucoup de plaisir autour de la table.
On a aimé : le mélange paris/gestion/sabotage à l’amiable, les capacités des chevaux qui changent tout, les feuilles effaçables (enfin un jeu qui ne finit pas noyé sous les jetons), et cette tension jusqu’au bout de la piste.
On a moins aimé : la première partie qui demande un temps d’adaptation — le temps de comprendre qu’on peut aussi ruiner le cheval du voisin sans se sentir coupable —, et des feutres qui mériteraient un petit effort qualité.
C’est plutôt pour vous si… vous aimez avoir votre mot à dire sur le destin d’un cheval en carton, et que « laisser faire le hasard » vous semble être un plan bancal.
Ce n’est plutôt pas pour vous si… vous préférez parier, croiser les doigts, et laisser les dés décider de tout — dans ce cas, Long Shot risque de vous donner des envies de sabotage que vous ne saviez pas avoir.
À savoir
- Les règles demandent une partie pour être totalement assimilées.
- Le jeu devient ensuite très fluide.
- Les parties durent environ 25 à 35 minutes.
- Plus on joue, plus on découvre de nouvelles façons d’optimiser ses actions.
Pour qui ?
- Les familles joueuses.
- Les amateurs de jeux de paris.
- Les joueurs qui aiment les courses avec de l’interaction.
- Les groupes recherchant un jeu dynamique où chacun reste impliqué jusqu’au bout.
Long Shot m’a donné exactement ce que j’espérais… et même un peu plus.
Je pensais simplement parier sur des chevaux. Finalement, je me suis retrouvée à acheter des chevaux, manipuler la course, encourager mon favori, saboter celui des autres… et à sourire jusqu’au passage de la ligne d’arrivée.
C’est malin, tendu et terriblement addictif. Long Shot, ou l’art de prouver qu’au tiercé comme à la table, la chance aide surtout ceux qui l’aident un peu (beaucoup).
Excellent !

- Date de sortie : Février 2026
- Langue : Française
- Assemblé en : Chine
- ITHEM : 3 sur 5. Pour en savoir plus sur l’ITHEM dans les jeux de société, c’est ici.
- IGUS : 3 sur 5. Pour en savoir plus sur l’IGUS dans les jeux de société, c’est ici.
- EcoScore : D. Si vous voulez en savoir plus sur l’EcoScore dans les jeux de société, c’est ici

- Label Dé Vert : Non. Pour en savoir plus sur le label Dé Vert, c’est ici.
- Création : Chris Handy
- Illustrations : Clau Souza
- Édition : Matagot
- Nombre de joueurs et joueuses : 1 à 8
- Âge conseillé : Dès 14 ans
- Durée : Environ 25 à 35 minutes
- Thème : Course hippique
- Mécaniques principales : Paris, lancer de dés, gestion de ressources, influence, majorité, prise de risque. Pour en savoir plus sur les différentes mécaniques de jeux, c’est ici.
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